Si vous demandez à Christine Renier pourquoi elle a décidé de prendre part à la vie politique de sa commune, la réponse sonne comme une évidence : «
Dans la famille, l’engagement municipal est incontournable, pour ne pas dire historique ! Mon arrière grand-père était déjà premier adjoint dans son village et mon père a été élu maire de sa commune de 300 habitants pendant 30 ans. Quand j’étais enfant, les problèmes de la commune se réglaient d’ailleurs plus souvent autour de la table de cuisine familiale que dans la mairie, ce qui m’a permis d’apprendre une quantité de choses et d’éveiller en moi cette passion pour les relations humaines ».
Une passion que cette maman de quatre enfants, fondettoise depuis 23 ans, nourrit également chaque jour dans sa profession d’infirmière. Après sept années d’exercice à l’hôpital, Christine Renier s’est offert une parenthèse italienne liée à la profession de son mari. Une escale durant laquelle elle a dû interrompre sa carrière, suivi des cours d’histoire de l’art et donné naissance à ses derniers enfants, des jumeaux. De retour en Touraine, elle choisit de reprendre son travail en entrant à l’Education nationale « Etre infirmière pour l’Education nationale, c’est privilégier les relations humaines et le rôle propre de mon métier en prenant en considération la globalité de la personne. A l’hôpital, ce rôle est souvent négligé tant les tâches techniques liées aux prescriptions médicales sont chronophages ». Après s’être occupé de la santé des enfants du CP à la terminale, Christine Renier travaille depuis quatre années pour l’Université François-Rabelais.
A 47 ans, forte de son vécu familial et de ses expériences professionnelles, elle sait aujourd’hui que 1 et 1 ne font pas toujours 2 et a appris à prendre le recul nécessaire pour accueillir les imprévus. « Je souhaite apporter ma petite pierre au maintien de la vie et des échanges dans la cité, même si cela n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Si en tant qu’élue, les rencontres ne sont pas liées à la maladie ou la souffrance comme dans mon métier, il faut l’énergie et l’ouverture suffisantes pour comprendre et entreprendre avec l’autre, dans un esprit d’équipe toujours enrichissant ». Une énergie qu’elle a déployé sans compter au sein de la commission culture, vie associative et sports de mai 2008 à mai 2011, avant de devenir maire-adjointe en charge de l'action sociale le 23 mai 2011. Une énergie qu'elle déploie également pour défendre l’engagement municipal auquel elle est le plus attachée : doter Fondettes d’une piscine. Un engagement qu’elle tient à tenir à double titre : une piscine symbolise le partage, la mixité et les rencontres intergénérationnelles. Mais une piscine, c’est aussi une véritable passion sans laquelle cette nageuse invétérée ne conçoit pas la vie, même si les contraintes municipales l’ont obligé à réduire son nombre de brasses et à tirer sa révérence au club de natation artistique de Tours. « La piscine, c’est le plaisir de se ressourcer dans l’eau. Je souhaite que tous les Fondettois puissent en profiter, chacun à leur façon ! »