Flegmatique, certes. Britannique, pas du tout. Ward Hoover, conseiller municipal fondettois depuis mars 2008, doit en fait son nom de famille à un père américain originaire de Chicago, tombé amoureux de la France au travers des livres d’Alexandre Dumas. Venu s’installer dans l’hexagone dans les années 50, où naîtra Ward en 1959, il retournera aux Etats-Unis quelques années plus tard avec sa famille, avant de revenir et d’élire domicile à Fondettes en 1972. Autant dire que Ward Hoover connaît très bien sa commune. Il l’a vue grandir et s’épanouir, dès son retour en France à l’âge de 13 ans. Il y a fondé une famille et
a enseigné à l’école Gérard-Philipe de 1991 à 2005. Une année charnière depuis laquelle il
intervient auprès des collèges et des écoles élémentaires pour le compte du Centre d’Appui et de Ressources Multimédia d’Indre-et-Loire (cellule informatique de l’Inspection Académique). «
Les enseignants sont souvent réticents à utiliser l’informatique, précise Ward Hoover.
Mon travail consiste à leur expliquer qu’il s’agit vraiment d’un plus et que leurs projets peuvent être mis en valeur par cet outil ». Un domaine qu’il maîtrise parfaitement puisqu’il dispensait déjà des cours d’informatique aux élèves de l’école Gérard-Philipe et qu’il s’est longtemps investi en tant que président dans l’association Tours Micro Club dont l’objectif est de placer l’informatique au niveau de tous, sans distinction d’âge ou de niveau social.
Marié et père de trois enfants, Ward Hoover n’a pas hésité lorsque Joseph Masbernat lui a demandé de s’investir dans sa commune : « Fondettes m‘a tellement donné que je voulais lui donner en retour. Après avoir été spectateur et consommateur, je me sentais prêt à m’engager pour faire bouger les choses, notamment dans les secteurs du sport, de la culture et du service rendu à la population. Des domaines qui touchent à l’humain et au service public auxquels je crois fermement. Parce que derrière chaque dossier, alors que notre commune continue de se développer, il faut des hommes et des femmes qui garantissent le bénéfice humain de toute décision ». Membre des commissions « Politique sociale de la ville » et « Culture, vie associative et sports », Ward Hoover a effectivement vu la population de Fondettes doubler depuis son enfance : « Notre ville doit préserver son âme en parvenant à concilier cette augmentation inévitable de la population avec la nécessité de conserver une taille humaine. C’est ce qu’ambitionne le Plan local d’urbanisme inscrit dans le Projet de ville sur lequel nous travaillons actuellement. Un travail capital pour lequel j’estime qu’il ne faut pas toujours avoir le nez dans le guidon afin de garder la hauteur et le recul nécessaires ». Indiscutablement flegmatique.