Eclairage public
Eclairer mieux, éclairer juste
Expérimentation de réduction
de l'éclairage public nocturne
Interview de Serge Mesko
adjoint à la voirie et aux réseaux
D'autres mesures pour une
meilleure efficacité énergétique
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Le bilan
 
Ampoule

Tout en poursuivant l'amélioration de son parc de luminaires
en les dotant d'ampoules moins énergivores,
la ville a expérimenté une réduction de la durée de son éclairage public.
De août à octobre 2011, la quasi totalité des lampadaires fondettois
étaient ainsi éteints à raison de cinq heures par nuit à partir de minuit.

Cette expérimentation a fait l'objet d'une concertation continue auprès des Fondettois.
Le jeudi 3 novembre 2011, une réunion publique était organisée
pour présenter le bilan des trois premiers mois de l'opération.

Un bilan satisfaisant qui a incité les élus à pérenniser l'opération
en réduisant toutefois son application à quatre heures par nuit :
de 1 heure à 5 heures du matin (exceptée la nuit du samedi au dimanche).

Objectifs : protéger l'environnement, réduire la pollution lumineuse,
faire des économies et anticiper les hausses futures de l'électricité.

 
Réunion publique du jeudi 3 novembre 2011 : un bilan satisfaisant
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Fin 2011, la ville de Fondettes a expérimenté une réduction de la durée de son éclairage public. La quasi totalité des lampadaires fondettois étaient ainsi éteints entre minuit et cinq heures du matin de août à octobre 2011 (sauf la nuit du samedi au dimanche). Une opération déjà menée dans de très nombreuses communes du département et qui poursuit divers objectifs : protéger l'environnement, réduire la pollution lumineuse, faire des économies (la nouvelle taxe gouvernementale TCFE - taxe sur la consommation finale d'électricité - impacte la facture municipale de l'ordre de 14%) et anticiper les hausses futures de l'électricité.

Le jeudi 3 novembre, les Fondettois étaient invités à participer à une réunion publique de présentation du bilan de cette expérimentation. Organisée dans la salle du conseil municipal, cette réunion était animée par le maire Gérard Garrido, par l'adjoint à la voirie, aux réseaux et aux espaces verts Serge Mesko, par des représentants de la police municipale et de la gendarmerie, ainsi que par Thierry Bonnin, correspondant de l'Indre-et-Loire pour l'association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne. Une soirée d'échange à laquelle assistait une cinquantaine de personnes venues échanger avec les élus sur le sujet. « Cette expérimentation a fait l'objet d'une concertation continue auprès des Fondettois, souligne Gérard Garrido. Une réunion publique de présentation de l'opération a été organisée le 29 juin 2011, l'adjoint à la voirie et aux réseaux Serge Mesko a assuré plusieurs permanences à la mairie sur ce sujet pour échanger avec les Fondettois, un registre était mis à disposition des habitants pour recueillir leurs commentaires et toutes les informations concernant cette expérimentation ont été publiées dans le magazine municipal et sont disponibles sur le site Internet de la ville ».

Durant l'expérimentation, 35 Fondettois se sont ainsi exprimés via les différents moyens de communication mis en place. « 13 d'entre eux ont approuvé cette opération, indique Serge Mesko, tandis que 9 ont exprimé leur désaccord. 9 autres avis étaient plus nuancés : 4 d'entre eux proposent de laisser une lampe sur deux éclairée, ce qui s'avère irréalisable car il faudrait doubler le réseau. Les 5 autres demandent à diminuer l'intensité de la lumière, ce qui est déjà engagé depuis 2005. Il reste néanmoins possible de réfléchir à deux aspects de l'expérimentation qui ont fait réagir certains habitants : moduler les heures d'extinction et différencier certains quartiers qui pourraient ou non rester éclairés. 4 autres commentaires ne relevaient pas spécifiquement d'une problématique liée à l'éclairage public... ».

Majoritairement soulevée par les Fondettois qui se sont exprimés, la question de la sécurité a bien évidemment était évoquée lors de cette réunion publique. « Sur la période d'août à octobre, les cambriolages de résidences, de commerces et d'entreprises ont effectivement légèrement évolué par rapport à 2010 (18 faits contre 15 l'an dernier), mais cette vague de délinquance ne présente pas de lien évident de cause à effet avec l'extinction de l'éclairage public. Nos communes voisines ont d'ailleurs subi le même sort durant cette période et certains de ces cambriolages se sont déroulés en plein jour ou avant l'extinction de l'éclairage. La délinquance de voie publique (bruit de voisinage, dégradation de voirie, dégradation et destruction de biens privés ou publics, de véhicules, délinquance des mineurs...) a quant à elle grandement diminué par rapport à l'année dernière (6 faits au lieu de 10) ». Concernant la sécurité routière, Serge Mesko a mis en avant une étude menée ces dernières semaines sur douze voies fondettoises : 5 véhicules par heure ont été recensés en moyenne entre minuit et cinq heures du matin, y compris sur les axes principaux de la ville comme la rue Alfred de Musset ou l'avenue du général de Gaulle (6 véhicules par heure).

Un bilan qui s'avère donc satisfaisant et qui a fait l'objet d'une présentation lors du conseil municipal du 21 novembre 2011. Les élus ont décidé de pérenniser l'opération en réduisant toutefois son application à quatre heures par nuit : de 1 heure à cinq heures du matin (exceptée la nuit du samedi au dimanche).

 
Pourquoi réduire l'éclairage public nocturne ?
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Avenue du général de Gaulle

Le saviez-vous ?
Le Plan Climat de Tour(s)plus incite les communes à mettre en valeur leur territoire grâce à l'éclairage public tout en convertissant le parc à des technologies plus économes. La communauté d'agglomération s'investit aussi contre la pollution lumineuse nocturne.

Pour illuminer ses nuits, la France consomme chaque année 5 térawatts (milliers de milliards de watts) d'électricité dans 9 millions de lampes qui fonctionnent entre 3 500 et 4 500 heures par an*. Une consommation deux fois supérieure à celle de l'Allemagne ! Ce service public pèse pour environ 37 % dans la facture d'électricité des communes*. A Fondettes, la politique menée par la municipalité vise depuis plusieurs années à changer progressivement les lampes à ballon fluorescent qui consomment trop d'électricité par des lampes à vapeur de sodium, plus efficientes. Parallèlement, l'installation d'horloges astronomiques et de variateurs de tension permet de réaliser de sérieuses économies (lire ici).

Au-delà de ces actions visant à mieux maîtriser l'énergie dépensée par la ville, la municipalité a décidé d'optimiser son efficacité énergétique en expérimentant une réduction de la durée de son éclairage public pendant trois mois. De août à octobre, les luminaires seront éteints à raison de cinq heures par nuit, à l'instar d'autres communes du département comme Ballan-Miré et Sainte-Maure-de-Touraine pour lesquelles l'expérience a été convaincante au point d'être devenue définitive. Une expérience similaire est de fait actuellement en cours à Joué-lès-Tours.

Menée en concertation avec les Fondettois (donnez votre avis en cliquant ici), cette expérimentation répond par ailleurs aux recommandations amorcées au niveau national par le Grenelle de l'environnement en matière de développement durable (article 173 de la loi Grenelle 2), mais également au niveau intercommunal où le Plan Climat de Tour(s)plus incite à lutter contre la pollution lumineuse qui influe non seulement sur le mode de vie des animaux, mais aussi sur le nôtre. Au-delà de ces préoccupations environnementales, une réduction de l'éclairage nocturne vise également à anticiper les hausses de tarifs attendues ces prochaines années, en conséquence de l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité. En 2015, les tarifs ne seront effectivement plus fixés par le gouvernement et chacun d'entre nous s'attachera à limiter ses dépenses énergétiques.

Lorsque l'on quitte une pièce de la maison, le premier réflexe consiste à éteindre la lumière. Alors pourquoi laisser la lumière dans la rue à des heures où quasiment personne n'est à l'extérieur ? Une peur culturelle du noir que la nécessité d'économiser l'énergie et de protéger la biodiversité doit apprendre à combattre. Parce qu'éclairer mieux, c'est aussi éclairer juste.

* Source : agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

 
Questions / Réponses avec Serge Mesko
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Serge Mesko

Ampoule

Ampoule

Ampoule

Ampoule

Réduction de la pollution lumineuse, économies financières, protection de la biodiversité... Serge Mesko, adjoint au maire en charge de la voirie, des réseaux et des espaces verts, nous explique pourquoi et de quelle façon la municipalité a décidé d'expérimenter une coupure de l'éclairage public la deuxième partie de la nuit.

Quels étaient les objectifs visés par la municipalité dans la mise en place de cette expérimentation ?
La réduction du temps de fonctionnement de notre éclairage public s'inscrit dans une politique globale de développement durable. Consommer moins d'énergie, c'est en effet produire moins à la source et c'est aussi protéger la biodiversité en retrouvant des cycles de vie plus naturels. De nombreuses décisions municipales prises ces dernières années reflètent déjà cette ambition, comme le remplacement progressif d'ampoules trop énergivores par des lampes à vapeur de sodium et l'installation d'horloges astronomiques (en savoir plus en cliquant ici). Si la réduction du temps de fonctionnement de l'éclairage public présente bien évidemment un enjeu économique non négligeable pour la collectivité, ne plus éclairer à certaines heures de la nuit ouvre aussi des perspectives environnementales importantes.

Quelles pespectives ?
Une réduction de la pollution lumineuse permet de préserver la flore et la faune qui subissent les conséquences néfastes de l'éclairage des lampadaires et d'autres sources lumineuses, comme les panneaux publicitaires. Cette pollution influe sur la germination des graines, dégrade la photosynthèse des plantes qui ne peuvent plus se « reposer » la nuit et retarde fortement la chute des feuilles. Elle est également responsable de la mort directe ou indirecte de nombreuses espèces animales et elle modifie le comportement de beaucoup d'autres. Notamment les insectes dont les cycles physiologiques (alimentation, reproduction, ponte) sont perturbés par la présence permanente de lumière. L'éclairage nocturne est ainsi la première cause de la raréfaction des papillons de nuit. Attirés par les sources lumineuses, ils tournent par ailleurs autour des lampadaires jusqu'à l'épuisement, s'ils ne sont pas mangés avant par leurs principaux prédateurs (amphibiens, reptiles, chouettes) qui les repèrent plus facilement que dans le noir. Les insectes lumifuges comme les vers luisants subissent aussi les modifications de l'environnement lumineux, les routes éclairées formant de véritables barrières qui cloisonnent les populations et réduisent leurs chances de rencontre et de reproduction. L'abondance de la lumière annule de surcroît l'effet fluorescent de la femelle qui ne peut plus se faire repérer par le mâle, l'absence de fécondation entraînant la disparition de l'espèce.

D'autres espèces animales que les insectes sont-elles impactées par cette pollution lumineuse ?
Principalement les oiseaux, mais également les amphibiens et les mammifères. Si les hiboux sont éblouis par les lumières nocturnes, ce sont essentiellement les oiseaux migrateurs qui subissent les conséquences néfastes des sources lumineuses. Désorientés, ils ne peuvent plus discerner les étoiles auxquelles ils doivent se fier pour migrer. Les zones éclairées les dévient de leur route et ils meurent parfois d'épuisement avant d'arriver à destination. A l'inverse, des oiseaux mieux adaptés à la ville comme les pigeons, les étourneaux ou les rouges-gorges accélèrent leur rythme biologique et augmentent leur nombre de couvées. Un surplus de lumière empêche également les grenouilles de différencier leurs proies des prédateurs ou de leurs congénères, tandis que certains mammifères ne chassant les insectes que dans l'obscurité totale ne trouvent plus leurs proies qui sont, elles, attirées par la lumière...

L'homme en subit-il également les conséquences ?
Tout-à-fait. La nuit est avant tout un temps de repos pour l'homme. La lumière artificielle perturbe le sommeil. Ne bénéficiant plus d'une véritable alternance entre le jour et la nuit, ses sécrétions hormonales sont perturbées. Notamment celle de la mélatonine, souvent dénommée hormone du sommeil, sécrétée par la glande pinéale du cerveau en réponse à l'absence de lumière. Cette hormone également présente chez les animaux et les plantes régule non seulement nos rythmes chronobiologiques, mais présente en outre une fonction d'antioxydant et joue un rôle dans le système immunitaire. Elle est donc essentielle pour maintenir notre corps en bonne santé. Si l'homme peut fermer les volets de sa maison pour échapper à la pollution lumineuse, les animaux n'ont pas le choix et doivent la subir !

Hormis ces perturbations de la biodiversité, d'autres impacts sur l'environnement ?
Sur l'effet de serre qui enregistre une amplification liée au fonctionnement des centrales thermiques, même si celle-ci reste très mesurée en France avec « seulement » 109 grammes de CO2 rejetés dans l'atmosphère par kilowatt d'électricité consommé, selon des études menées en 2005. Si toutes les villes françaises réduisaient leur éclairage durant la nuit, 1 300 mégawatts pourraient être économisés, soit l'équivalent d'un réacteur nucléaire. Ne négligeons pas non plus l'aspect visuel : revenir à un environnement nocturne « dépollué » permet aussi d'apprécier la beauté d'une belle nuit étoilée...

A propos d'économies, de combien la ville de Fondettes envisage-t-elle de réduire sa facture d'électricité ?
La ville dépense un million de kilowatts chaque année dans son éclairage public pour faire fonctionner ses 2 060 points lumineux, soit une facture d'environ 70 000 euros. Comme chaque Fondettois, la ville cherche bien évidemment à faire des économies. En éteignant l'éclairage public cinq heures par nuit, nous économiserons entre 20 000 et 30 000 euros par an. Les économies réalisées permettront de poursuivre l'amélioration du parc d'éclairage public existant. Parce qu'il ne s'agit pas du tout de réduire le nombre de lampadaires. Le réseau sera au contraire étendu à d'autres secteurs fondettois pour le moment mal desservis. Je pense notamment aux traversées piétonnes. La municipalité doit en outre intégrer une nouvelle donnée dans sa gestion des coûts énergétiques : la libérisation du marché de l'électricité qui devrait engendrer des hausses de tarif.

Pouvez-vous nous en dire plus ?
La loi Nome de décembre 2010 contraint EDF à vendre jusqu'au quart de sa production nucléaire à ses concurrents à un tarif relativement bas alors que durant 30 ans, EDF a été financée par nos impôts pour pouvoir investir et proposer les tarifs parmi les plus bas d'Europe. Pour poursuivre son développement, l'entreprise aura donc besoin de nouvelles ressources qui impliqueront inévitablement une augmentation des tarifs. Tarifs qui ne seront d'ailleurs plus fixés par le gouvernement à partir de 2015. Nos économies d'aujourd'hui doivent permettre d'amortir les hausses attendues des tarifs de demain.

L'extinction des lampadaires ne risque-t-elle pas d'augmenter les risques d'accidents de la route ?
On peut effectivement se demander pourquoi on dénombre autant de morts sur les routes la nuit que le jour alors que le trafic est quatre fois moins important. Dans les très grandes villes comme Paris, les accidents sont certes moins nombreux mais ils sont beaucoup plus graves. La lumière peut donner un sentiment de sécurité et inciter les automobilistes à rouler plus vite. Des études menées sur la sécurité routière montrent d'ailleurs que les gens roulent moins vite et plus prudemment dans les lieux non éclairés. Le manque de visibilité qui peut être constaté du fait d'un éclairage public éteint doit être compensé par une signalisation réfléchissante incitant les conducteurs à être vigilant aux abords des points de conflits éventuels comme des ronds-points ou des intersections dangereuses. 25 leds solaires au sol ont d'ailleurs déjà été installées à Fondettes et ce système sera renforcé. D'autres solutions peuvent en outre être envisagées, comme des éclairages à détection de présence à proximité des passages pour les piétons. C'est d'ailleurs ce que nous avons déjà mis en place au rond-point du lycée agricole.

Toujours en terme de sécurité, ne pas être vu ne multiplie-t-il pas les phénomènes de délinquance ?
Dans des communes comme Ballan-Miré ou Sainte-Maure où l'éclairage nocturne a été définitivement restreint, les chiffres de la gendarmerie sur les actes de délinquance n'ont pas augmenté. De fait, les trois quarts des cambriolages se déroulent en plein jour. Si notre commune jouit aujourd'hui d'un caractère tranquille qui ne devrait pas être impacté par la réduction de l'éclairage public, nous serons bien évidemment attentifs à cet aspect.

Quels étaient les secteurs concernés ?
Pendant trois mois, tout l'éclairage public de la commune (à l'exception de la zone d'activités de la Haute-Limougère) a été éteint entre minuit et cinq heures, sauf la nuit du samedi au dimanche. Ces horaires pourront être ajustés en fonction des remarques relevées auprès des élus, des associations et des habitants. Mais également en fonction de certains impératifs liés à l'organisation de manifestations qui se déroulent la nuit, comme la fête de Fondettes ou le concert du 14 juillet.

Tous les Fondettois ont donc pu donner leur avis...
Bien sûr. Une réunion publique a été organisée le 29 juin avant le début de l'expérimentation et une autre rencontre publique était proposée aux Fondettois au terme des trois mois d'extinction de l'éclairage public, le 3 novembre. Un registre était mis à disposition à la mairie pour recueillir l'avis des Fondettois et j'ai assuré une permanence les jeudis matins 4 et 11 août, 22 et 29 septembre, 6 et 13 octobre. Chacun pouvait en outre donner son avis sur le site internet de la ville. Le projet n'est de fait pas figé et il reste d'autres questions à propos desquelles nous devons encore réfléchir avec la population, comme celle de l'éclairage des monuments. Le travail ne fait que commencer...

 
D'autres mesures mises en place pour une meilleure efficacité énergétique
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Centre ville

Bon à savoir
En cas de panne de l'éclairage public, pensez à communiquer le numéro inscrit sur le candélabre concerné aux services techniques de la ville (par exemple : FON-1530). Cette précision permettra de renforcer la rapidité de l'intervention des équipes sur le terrain. Téléphone : 02 47 88 11 20.

Le programme de diminution de la consommation d'énergie électrique des éclairages publics mis en place par la municipalité depuis 2005 passe aussi par la suppression des luminaires vétustes et le remplacement progressif des lampes à ballon fluorescent, trop énergivores, par des lampes à vapeur de sodium de 80 ou 100 watts (au lieu de 125 watts). La puissance consommée diminue de 20 % et l'éclairement est de surcroît amélioré (70 à 150 lumens par watt contre 12 lumens par watt pour une ampoule à incandescence). Ces lampes, dont la durée de vie est quatre fois supérieure (de 4 000 à 8 000 heures contre 1 000 à 1 200 heures), diffusent en outre une couleur jaune non éblouissante et offrent donc un meilleur contraste qui améliore la sécurité.

Sur les 2 060 points lumineux existants, 516 restent encore à remplacer. 302 d'entre eux seront remplacés dans les six ans à venir. Une opération dont le coût (800 euros pour remplacer un luminaire vétuste) est subventionné par la région et le Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire. Il ne restera alors plus qu'à remplacer les 214 « boules » qui éclairent aussi bien le ciel que la terre, par des luminaires ne propageant la lumière que vers le sol.

L'installation d'horloges astronomiques, qui permettent de programmer l'heure d'allumage et d'extinction de l'éclairage en fonction des heures de levée et de coucher du soleil, autorisera à terme une économie de 5 à 7 % supplémentaires. La ville consacrera 7 500 euros à l'installation de 10 nouvelles horloges en 2011.

Cette recherche continuelle d'optimisation de l'efficacité électrique ne s'arrête d'ailleurs pas là puisque d'autres évolutions du parc sont d'ores et déjà programmées : poursuite de l'installation de réducteurs de puissance dans les armoires et aux points lumineux (permettant d'abaisser la tension de 220 volts à 170 volts, la consommation étant réduite de 25 %), réflexion sur les possibilités futures de mettre en place une télégestion permettant d'éteindre et d'allumer les candélabres à distance... Des économies qui seront pour partie utilisées pour l'implantation de nouveaux éclairages dans certaines zones qui n'en bénéficient pas à l'heure actuelle. Eclairer juste ne signifie effectivement pas oublier d'éclairer certains secteurs. Bien au contraire puisque 474 points lumineux supplémentaires ont été installés depuis 2004, dont 197 ces deux dernières années.

Moderniser son éclairage public permet non seulement de faire des économies en terme de consommation électrique, mais aussi de bénéficier de subventions. 50 % de l'investissement lié aux améliorations de la performance énergétique opérées par la ville de Fondettes est ainsi pris en charge par la région dans le cadre du contrat agglo-région 2008-2013. Un pourcentage non négligeable puisque 153 000 euros de travaux sont programmés sur trois ans dans ce domaine. Le Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL), auquel les clients EDF ou d'autres fournisseurs d'électricité contribuent financièrement à travers leur facture, subventionne pour sa part 30 % du coût des luminaires remplacés.

 
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Hôtel de ville

Jacky Mathevet, Serge Mesko et Thierry Bonnin

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Chaque commentaire sera étudié
et pris en considération par la municipalité.

Dans un esprit de concertation avec les Fondettois, la municipalité a souhaité mettre en place plusieurs solutions pour vous informer et vous permettre de donner votre avis et de faire vos commentaires quant à la réduction de l'éclairage public :

Une réunion d'information sur les modalités de mise en place de la réduction de l'éclairage était organisée dans l'amphithéâtre du lycée agricole, le mercredi 29 juin (photographie ci-contre). Cette réunion était animée par le maire Gérard Garrido, l'adjoint à la voirie, aux réseaux et aux espaces verts Serge Mesko, ainsi que par des intervenants spécialisés dans le domaine de l'éclairage public : Jacky Mathevet (vice-président du Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire), Thierry Bonnin (correspondant de l'Indre-et-Loire pour l'association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne) et Pascale Boudesseul (première adjointe au maire de Ballan-Miré chargée du cadre de vie et du développement durable, la ville de Ballan-Miré ayant déjà adopté une réduction de son éclairage public après une expérimentation similaire).

Une seconde réunion a été organisée à la fin de l'expérimentation, le jeudi 3 novembre (lire ici).

Un registre était mis à disposition à la mairie pour recueillir vos commentaires.

Serge Mesko, adjoint à la voirie, aux réseaux et aux espaces verts, a tenu six permanences à l'Hôtel de ville.

Durant toute la durée de l'expérimentation, les Fondettois ont pu  faire part de leurs commentaires en remplissant le formulaire ci-dessous :





(facultatif)

Ces informations sont uniquement destinées à vous identifier dans le cadre de l'expérimentation d'extinction de l'éclairage public, ne seront conservées que jusqu'à la clôture de celle-ci et ne seront en aucun cas transmises à des tiers. Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi "Informatique et Libertés"). Pour l'exercer, adressez vous à la mairie de Fondettes (35, rue Eugène Goüin - BP 60018 - 37230 Fondettes) ou en cliquant ici.

 
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