C'est à force de tenir un bureau de vote durant chacune des élections organisées à Fondettes depuis 1992, que Christiane Aubry a ressenti le besoin de s'impliquer politiquement dans la vie de sa commune. Mais cette implication citoyenne se devait de répondre aux principes moraux de cette conseillère municipale de 62 ans : humilité et harmonie. Parce que Christiane Aubry n'aime pas les conflits et prône avant tout la modestie et la capacité à se remettre en question.
Fondettoise depuis 1981, mariée et mère de deux grandes filles, elle s'investit depuis 2008 dans deux commissions municipales : « Politique sociale de la ville » (notamment en ce qui concerne les affaires scolaires) et « Culture, vie associative et sports ». Des domaines qu'elle côtoie depuis bien longtemps puisque cette professeur des écoles à la retraite nourrit également de multiples passions culturelles et sportives : l'espagnol (« je l'ai enseigné à l'école élémentaire pendant quelques années et je ne peux plus me passer de cette langue dans laquelle je converse régulièrement avec des amis, autour de sujets le plus souvent littéraires »), la marche (« moins qu'avant, faute de temps, mais je ne manque jamais la Marche des Rois ») et le chant « avec le chœur de l'Aubrière depuis 1985. Pour gagner du temps, il faudrait d'ailleurs que je parvienne à marcher tout en chantant en espagnol », plaisante-t-elle.
Concernant le chant, Christiane Aubry se plaît d'ailleurs à établir un parallèle entre le travail d'un choriste et celui d'un élu municipal : « Chacun d'entre eux doit connaître sa partition mais ne doit surtout pas ignorer celles des autres s'il veut jouer en harmonie et éviter les fausses notes, pour proposer une symphonie appréciée du plus grand nombre, même si elle reste parfois inachevée ». Une symphonie qu'elle joue également au sein du conseil d'administration du centre de loisirs « La Mômerie » et en tant que déléguée du conseil d'école de Camille-Claudel (« ancienne enseignante, je comprends la frustration des professeurs et des parents lorsqu'on ne peut pas exaucer certains de leurs souhaits »), de l'office de tourisme du Val de Luynes (« j'ai un vrai coup de cœur pour la qualité de son festival de théâtre ») et du comité de jumelage portugais Fondettes-Constância.
Pourtant, Christiane Aubry trouve encore le temps de s'occuper de sa petite-fille (« préserver du temps pour sa famille est essentiel ») et de ses deux chats (« je voue une passion sans borne aux animaux et suis d'ailleurs membre donateur de la SPA et des Chiens guides d'aveugles de l'ouest »). Une femme de cœur qui souhaite vivre pour les autres en œuvrant surtout pour les plus faibles et les plus démunis : aussi bien les enfants en difficultés que les personnes âgées dépendantes pour lesquelles « les structures d'hébergement restent trop souvent financièrement inaccessibles ». Parce que « vivre pour les autres, ce n'est pas vivre à demi, insiste-t-elle. C'est vivre doublement ! ».