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Le patrimoine de la ville de Fondettes

Journées du patrimoine des 15, 16 et 17 septembre 2017 : toutes les photos en cliquant ici

Château de la Plaine

A l'origine, le lieu est probablement le siège d'une villa gallo-romaine. Une closerie y a été édifiée plus tard, ravagée en 1871 par un incendie. Elle fut remplacée par ce château, construit à l'initiative d'Eugène Goüin, au XIXe siècle. Celui-ci, issu d'une famille de banquiers tourangeaux, était maire de Tours, conseiller général, député en 1871, maire de Fondettes en 1874, puis sénateur de 1884 à 1892. En 1950, la propriété devint le siège du lycée agricole de Tours-Fondettes (Agrocampus).

Le château de la Plaine est entouré à l'est d'un parc qui domine la rivière de la Choisille. Pour répondre aux besoins importants en eau, il a été installé en 1864 un bélier hydraulique et son bief à Charcenay afin d'alimenter le domaine. Cette pièce, créée par monsieur Bollée et unique en son genre, se compose de deux béliers en série qui pompaient l'eau jusqu'au réservoir du château situé au dessus du niveau de la Choisille.

Eglise Saint-Symphorien

Si la construction de l’église de Fondettes remonte au XIe siècle, l'édifice tel que nous le connaissons aujourd’hui date du XIIIe siècle, mais également du XVe siècle (pour sa partie ouest). Sur le portail de l'église, un bas relief en pierre représente une barque, datant du XVIe siècle. Sa présence est symbolique de l'impression à la fois rassurante et inquiétante qu'a toujours procuré la Loire. La navigation était en effet indispensable pour acheminer les marchandises, en particulier les vins produits sur l'ensemble du coteau.

La décoration du chœur a été exécutée vers les années 1860 grâce à plusieurs dons. L’édifice est composé d’une nef de trois travées fermées à l’Est par un chœur et une abside et dispose de deux chapelles. L’une dédiée à la Sainte-Vierge comprenant trois verrières exécutées par le grand verrier tourangeau Léopold Lobin en 1867, ainsi que des vitraux représentant Sainte-Barbe, Saint-Vincent et Saint-Symphorien, patron de la paroisse. L’autre dédiée à Saint-Jean-Baptiste est ornée de peintures de Grandin datant de 1863. La chapelle de la Vierge est quant à elle un don du Duc d'Ulcéda et d'Escalona, grand d’Espagne alors propriétaire de Chatigny. D'autres paroissiens ont offerts la nappe d'autel, exécutée à partir de 14 coiffes.

La dernière restauration de l’édifice date de 1990 et a entre autres remis en place les quatre têtes de pinacles et de petites sculptures de la façade ouest, l’ensemble de la toiture, le clocher, ainsi que le coq qui a été remplacé.

Pour joindre le presbytère, composez le 02 47 42 20 38.

Chapelle de la Chevalette

Un premier sanctuaire dédié à la Vierge a sans doute été édifié au XIIIe siècle, à la suite de la découverte d'une statue dans une souche d’arbre. Probablement ravagée pendant les guerres de Religion, la chapelle a été rebâtie à Vallières en 1608.

Agrandie en 1714, elle a été confisquée pendant la Révolution et vendue comme bien national en 1795. La vénération et la confiance à Notre Dame de la chevalette a attiré de nombreux pèlerinages au cours des siècles. On lui attribuait notamment de nombreuses guérisons de malades et le pouvoir de diviser la foudre pour que celle-ci ne tombe pas sur le fief.

Une grand messe vénérant la Vierge y est célébrée tous les ans, le premier dimanche de septembre. 

Château de Chatigny

Le château de Chatigny, avec son décor « brique et pierre », date du XVe siècle. Il fut probablement construit par un membre de la famille de Maillé, propriétaire du château de Luynes, dont Chatigny protégeait la forteresse à l'est. Chatigny fut érigé sur un site gallo romain comme l'attestent les vestiges d'une « villa » située dans le parc et découverte en 1890 par le Comte de Beaumont.

Plusieurs familles connues ont habité Chatigny dont le Duc d'Ulcéda et d'Escalona, grand d'Espagne, qui dessina le parc tel que nous le voyons de nos jours, et la famille de Beaumont qui occupa le château jusqu'en 1936.

Prieuré et pigeonnier de Lavaray

Le prieuré a été fondé au cours du XIIe siècle par l'abbaye de Marmoutier, sur des terres qui lui ont été données par des seigneurs locaux, au lieu-dit Lavaray. Le pigeonnier et l'agencement des bâtiments témoigne de sa fonction de prieuré-ferme seigneurial.

La grange date du XIIIe siècle et témoigne de la puissance de l'abbaye de Marmoutier et de l'importance du prieuré dans les domaines agricoles et seigneuriaux. Elle a été classée Monument Historique en 1965, avec la tour du prieuré.

Le pigeonnier date du XVIe siècle. Le prieuré de Lavaray, en tant que siège de seigneurie, possédait le droit de colombage. Ce privilège était particulièrement détesté par les paysans à cause des dégâts occasionnés par les volatiles. Le pigeon était élevé pour la consommation et pour la fumure des cultures fournie par les excréments.

Visite commentée en été. Renseignements et tarifs de visite (en été et durant les journées du patrimoine) au 06 09 08 47 80 ou sur le site Internet de Lavaray en cliquant ici.

Manoir des Amardières

Elégante closerie du XVIIIe siècle située rue des Chevalleries qui, en 1807, produisait 70 pièces de vin rouge et 22 de blanc. A gauche, en pénétrant dans la cour, une petite chapelle du XVIIIe siècle est adossée au pignon de l'ancienne maison du closier. Sa nef unique est couverte d'un lambris en plein cintre. En 1716, le manoir appartenait au maire de Tours Nicolas Patas. Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1951.

Ouvert à la visite en juin, juillet et septembre de 13h30 à 19h30 tous les jours.
Accès par la rue de Château Gaillard. Renseignements au 02 47 42 29 98.

Closerie des Pivottières

Ancienne closerie du XVIIe siècle située rue des Pivottières et transformée en habitation bourgeoise vers 1935 pour Madame Aimée Bianchi, artiste sculpteur. Au nord du bâtiment principal, on peut admirer l'ancienne habitation du closier, ainsi qu'une grange de la même époque.

Le pavillon, construit en damier « pierre » et « brique », faisait fonction de fuye et de chapelle. Le musicien et humaniste Georges Migot (1891-1976) y composa de nombreuses œuvres musicales dont « La Passion ».

Abbaye de Vallières

Il reste peu de choses de cette ancienne maison seigneuriale du fief de Vallières appartenant à l’abbaye de Saint-Julien dès 1290, même si son existence est certainement plus ancienne. Au XVe siècle, elle servit de résidence de campagne aux puissants abbés de Saint-Julien et à des bénédictins. Le premier étage du bâtiment principal fut démoli en 1918 par un industriel de Tours et transformé en pièce d’habitation. Seuls le pignon ouest, le logis du maître, le rez de chaussée, qui servait à l’époque de cellier, et un bâtiment annexe demeurent aujourd’hui.

Le portail d’entrée fut quant à lui construit vers 1550 en pierre de taille, en plein cintre. Sous l’enclos de l’abbaye, il y aurait, dit-on, de nombreux souterrains dont l’un d’eux rejoindrait Saint-Cosme en passant sous la Loire...

Grange des Dîmes

La grange dîmeresse appartenait au fief de l’abbaye de Vallières. Bâtie vers 1485, elle a été surélevée vers 1550 pour soutenir une toiture à versant plus incliné. Le censif (dîme de blé, orge, avoine et vin) récolté par l’abbaye, y était entreposé. Confisquée durant la Révolution, elle a été adjugée pour 1 800 livres à Jean Georget, couvreur, François Loy, vigneron, et Jacques Cormier, maçon. La ville de Fondettes en a fait l’acquisition en 1991.

La charpente et la couverture ont été restaurées par le Syndicat intercommunal à vocation multiple, chargé de l’entretien et la mise en valeur des monuments et des sites. Des travaux d'aménagement réalisés en 2007 (ravalement, réfection des pierres de tuffeau, réalisation d'un enduit à pierres vues, remplacement des menuiseries et de la porte d'entrée, réfection des sols et mise en place d'un éclairage) puis en 2013 (installation d'une scène amovible et d'équipements scénographiques) confèrent aujourd'hui à la grange les qualités d'une véritable salle d'exposition.

Elle accueille de nombreux concerts, spectacles et expositions, dont le Salon des artistes fondettois et le Printemps des arts de la grange des Dîmes.

Petite maison de l'Aubrière

Décrite comme une maison de style tourangeau dans un procès-verbal d’état des lieux datant de 1698, la maison de l’Aubrière était à l’origine l’un des bâtiments d’une closerie appartenant au sieur Aubry qui lui a donné son nom (Aubrière signifiant « le domaine d’Aubry »).

Propriété de l’ancienne maison de santé, elle fut rachetée en 1973 par la commune de Fondettes, puis restaurée en 1985 pour y abriter des associations et l’école de musique.

Château de Bel Air

Ancienne closerie transformée en maison de maître. L'ancien cellier construit en pierre de taille et moellon date du milieu du XVIIIe siècle. La maison de maître et ses annexes furent reconstruite entre 1882 et 1890 pour Raoul de Gourjault, dans le style de la maison seigneuriale tourangelle de 1485 à 1520, employant des pierres et des briques, soit en damier, soit en tapisserie de brique encadrée de pierre de taille.

Le château devient l'Ecole normale d'instituteurs d'Indre-et-Loire en 1946. Les bâtiments de service, créés entre 1950 et 1960, emploient alors massivement le béton armé (à l'exception de la salle omnisport sur pilotis achevée en 1976 et située au bord de la levée).

Le château abrite aujourd'hui l'Ecole supérieure du professorat et de l'éducation.

Closerie du Môrier

La closerie du Môrier, enceinte de hauts murs, s’ouvre sur les champs du bourg de Fondettes par les quatre points cardinaux. Elle apparaît déjà sur les cartes de Cassini datée du XVIIIe siècle mais sa construction est très antérieure.

Elle doit son nom au ver à soie et à l’arbre (le mûrier) qui le nourrit. Successivement propriété d’un juge avant la révolution française, puis d’un lieutenant d’artillerie, la closerie a été transformée en ferme au début du XXe. Les propriétaires actuels s’attachent, aujourd’hui, à lui rendre son âme d’origine.

Pieux gallo-romains

Les pieux que l’on peut découvrir en période de basses eaux dans le lit du fleuve, près du pont de la Motte, sont sans doute les vestiges d’un  « pont romain » destiné à retenir les pierres du gué. L’hiver, la traversée s’effectuait vraisemblablement avec un bac.

Cette structure étudiée en 1984 par le Centre national de recherches archéologiques subaquatiques daterait du 1er siècle avant Jésus-Christ.

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